Un Bon Roman Dissertation Examples

Vous devez écrire une dissertation mais vous ne savez pas par où commencer ? Voici un exemple de dissertation rédigée pour vous aider à y voir plus clair.

Dans cette dissertation, j’utilise un plan dialectique (le fameux plan thèse / antithèse / synthèse).

Le sujet de dissertation est celui du bac de français 2013  (séries S et ES). Vous pouvez trouver le sujet et les textes du corpus ici.

Sujet :

Le romancier doit-il nécessairement faire de ses personnages des êtres extraordinaires ?

 

Introduction de la dissertation

Phrase d’accroche :

Le conte est par excellence le genre de l’extraordinaire : on y trouve beaucoup de magie et des aventures incroyables. Mais ce modèle est-il applicable au roman ?

Définition des mots du sujet :

Il y a trois notions à prendre en compte dans ce sujet, pour ne pas faire de hors-sujet :

1 – Le sujet parle du « romancier », il faut donc s’en tenir au genre romanesque : pas de théâtre, pas de poésie, et pas d’apologue (n’oublions pas que Candide est un conte philosophique, pas un roman !).

2 – La deuxième notion du sujet, c’est le « personnage », le sujet pousse donc à réfléchir à l’évolution du personnage : puisqu’on pose la question, c’est qu’il n’a pas toujours été extraordinaire. La question sous-jacente est donc de savoir comment, pourquoi et en quelles circonstances le personnage peut ne pas être extraordinaire.

3 – La dernière définition, c’est savoir ce que veut dire « êtres extraordinaires » : il s’agit de personnages qui auront une vie différente de celle des hommes normaux, donc du lecteur. Il arrive à ces personnages des choses hors du commun, des aventures, des rencontres magiques, etc. Cela peut aussi être un personnage qui a une caractéristique extraordinaire (force surhumaine, magie, etc). Il faudra se demander pourquoi on cherche à rendre des personnages hors du commun.

Problématiques :

Le romancier doit-il nécessairement faire de ses personnages des êtres extraordinaires ? (Il est accepté de reprendre la problématique proposée par le sujet).
Qu’attend le lecteur des personnages que le romancier lui présente ? (C’est mieux de reformuler le sujet).

Présentation du plan de dissertation :

Dans un premier temps, nous verrons que si les personnages extraordinaires sont agréables à la lecture, ne faire que des personnages hors du commun manque de réalisme. Dans un dernier temps, nous verrons que les romanciers ont parfois même cherché à créer des personnages négatifs : malades, idiots, fous…

I – Les personnages extraordinaires sont agréables

A – Un personnage qui fait rêver

Le registre merveilleux permet de faire rêver, en proposant au lecteur des mondes pleins de magie, qui seront agréables à lire et à découvrir.

Dans le roman de Lewis Carroll, Alice au pays des Merveilles, Alice bascule très vite dans un monde nouveau pour elle comme pour le lecteur : de chapitre en chapitre, ils découvrent ce monde rêvé (ou cauchemardesque) avec étonnement.

C’est cet étonnement qui est intéressant dans le personnage extraordinaire : se confronter à un monde inconnu nous permet de remettre en cause notre vision de la vie, et de prendre du recul.

C’est d’ailleurs la position d’Alice dans le roman : elle ne s’arrête jamais de demander pourquoi telle chose inconnue a tel effet sur ce monde.

Un roman qui fait rêver grâce à un personnage extraordinaire permet de réfléchir au monde qui nous entoure parce qu’on est mis face à une réalité différente.

2 – Un personnage qui fait voyager

Nous étudierons l’exemple du texte A du corpus : Sido, de Colette.

Le cadre posé par les phrases d’introduction fait penser que le personnage ne sera pas extraordinaire. Pourtant, la mère devient une magicienne à travers le souvenir de la narratrice : on relève un vocabulaire de l’exotisme (« denrées exotiques », « la momie exhumée », « la musique birmane », « comestibles coloniaux ») et du luxe (« essence à la violette », « des gants très chers », « cordon d’or », « ficelle d’or », « scellé d’or »).

Le texte montre que le cadre de vie de la famille est « modeste », comme le manteau de la mère : le père est maigre (maladie ou pauvreté ?), et la mère part seule à Paris, ce qui indique que la famille n’a peut être pas les moyens d’emmener tout le monde.

Mais ce que rapporte la mère fait voyager la narratrice (champ lexical de l’odorat : « essence à la violette », « parfum châtain », « l’effusion »), et par la même occasion, le lecteur qui s’y identifie.

C’est donc le procédé d’identification au personnage qui rend les personnages extraordinaires agréables : il permet au lecteur de vivre et de ressentir les mêmes choses que le personnage-narrateur.

C – Un personnage qui fait s’évader

Le roman Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas est un bon exemple de personnage qui fait s’évader, parce qu’il met en scène un personnage heureux, Dantès, qui va se marier à une femme qu’il aime, et qui va devenir capitaine du bateau sur lequel il travaille. Mais ses « amis » sont jaloux et montent un complot pour le faire emprisonner.

Ce roman est donc un roman d’évasion : Dantès finit par s’échapper de sa prison et par trouver un trésor. Il revient à Paris pour se venger des comploteurs, sous le nom de « Comte de Monte-Cristo ».

Ce roman nous fait nous évader parce qu’il représente une évasion d’un lieu où personne ne peut normalement s’échapper. Il y a aussi un évasion grâce au pouvoir de l’argent : le comte est très riche et peut tout s’acheter, le lecteur ressent une libération par procuration, parce qu’il lit l’histoire d’un homme qui peut tout se permettre grâce à son argent.

Transition :

Cependant les lecteurs veulent aussi voir des romans qui présentent des personnages réalistes, car si l’extraordinaire permet de voyager, le réalisme permet d’apprendre et de comprendre le monde qui nous entoure.

II – Les personnages peuvent aussi refléter la vie quotidienne du lecteur

A- Le personnage réaliste

Le texte C du corpus, Un roi sans divertissement, de Giono, montre un exemple de personnage réaliste.

En effet, l’extrait est un souvenir, qui pourrait donc être complètement déformé par le temps. La description qui est faite est pourtant réaliste, ce qui donne une impression de vraisemblance.

Des noms précis de lieux réels sont cités (« Saint Baudille » x2, « Mens »), et l’emploi du passé composé a une fonction descriptive : il s’agit de montrer des événements communs de la vie de tous les jours.

De plus, le portrait ne vient que très tard dans l’extrait : on décrit d’abord l’environnement de Mme Tim avant d’en venir à elle. C’est parce qu’à partir du XIXe siècle, le roman choisit d’arrêter d’utiliser des personnages-archétypes et choisit d’en faire type sociaux : ils sont inscrits dans un temps et un espace précis qui a des conséquences sur leur façon d’agir.

Ici, avant son portrait, c’est le fait qu’elle est grand-mère, qu’elle aime les fêtes qui compte, parce que cela montre comment elle réagit face à son environnement. Même son portrait est orienté sur son milieu social, car il est décrit comme précieux (« opulente », « fond énorme » ce qui veut dire qu’il faut beaucoup de tissu pour faire la robe, et donc qu’elle a coûté cher, « corset agrémenté »).

Il ne s’agit plus de voir le personnage dans son essence mais de le comprendre en situation, dans sa vie. Cela donne un aspect plus ordinaire au personnage, mais cela apprend au lecteur à voir des réalités vraisemblables qu’il ne connaît pas.

B- Le personnage psychologique

Nous étudierons le texte B du corpus, extrait des Raisins de la colère de Steinbeck. Il s’agit d’un portrait de la mère de famille, mais celui-ci n’est pas seulement objectif, comme dans le texte précédent : il entre dans la tête du personnage décrit, et cherche à interpréter le caractère.

La volonté de vraisemblance va donc plus loin, puisqu’elle ne veut plus juste mettre en place des apparences qui ont l’air vraies, mais aussi de la vraisemblance psychologique.

Le portrait est d’abord physique (le visage, les yeux) puis ils devient psychologique : « ses yeux noisette semblaient avoir connu toutes les tragédies possibles ».

Le personnage n’est pas extraordinaire : il ne lui arrive que des malheurs de la vie quotidienne.

L’enjeu n’est pas de faire rêver le lecteur, ou de le faire s’évader, mais de montrer comment fonctionne une famille. Ici, c’est la mère qui tient tout le monde parce qu’elle est très forte psychologiquement.

De plus, on apprend que son métier est « guérisseuse », il y a donc un lien entre sa fonction de gardienne de la famille (métaphore de la citadelle) et son métier qui consiste à soigner les gens.

Le lecteur, grâce à ce personnage commun, même s’il semble très courageux, apprend la psychologie pendant sa lecture.

C- Le personnage normal

L’anti-héros est un type de personnage « normal », dont on attend normalement rien de plus qu’une vie classique, mais qui devient un héros presque malgré lui, et se révèle dans l’épreuve du roman.

Par exemple, dans Ravage de René Barjavel, le monde s’écroule suite à une panne mondiale d’électricité. François Deschamp, un garçon assez quelconque même s’il est plutôt grand et fort, sauve un groupe de personnes de Paris, qui est devenue une zone très dangereuse. Ils partent donc en expédition vers la province où ils survivent.

Ces personnages normaux permettent au lecteur de mieux se projeter dans l’histoire, car elle arrive à quelqu’un d’aussi ordinaire que lui, et qui vit quand même des aventures.

Transition :

Les personnages que nous avons étudiés restent positifs, même si ce sont des anti-héros. En réalité, les personnages créés par les romanciers ne le sont pas toujours, qu’ils soient ordinaires ou extraordinaires. (La troisième partie est un élargissement de la question, qu’on appelle le dépassement).

III – Un nouveau personnage : le personnage négatif

A – Le personnage méchant

Dans Splendeurs et misère d’une courtisane, de Balzac, un personnage méchant devient un des personnages principaux.

Il est pourtant ouvertement mauvais : il est manipulateur, ancien bagnard, et il pousse l’héroïne à la prostitution.

Pourtant, sans sa ruse, les protagonistes ne survivraient pas, et ce n’est que parce qu’il est retardé dans son plan que le héros meure.

La mise en place de personnages de méchants comme héros permet de nuancer les psychologies et de se rapprocher de la vie : personne n’est tout blanc ou tout noir.

Le lecteur apprend à s’identifier à des personnages auxquels il n’a pas l’habitude de croire.

B – Le personnage malade

Le Voyage au bout de la nuitde Céline propose une autre définition du personnage : le personnage malade.

Le lecteur suit Bardamu, misanthrope et paranoïaque. Tout le récit est conditionné par ces caractéristiques du personnage.

Cela apporte au roman une nouvelle perception des choses que le lecteur croit d’abord objectif puisqu’il a l’habitude de suivre des personnages sains.

Au fur et à mesure que Bardamu rencontre des gens, le lecteur perçoit ce côté malade et malsain du personnage principal, et apprend à prendre du recul par rapport à la fiction proposée.

C – Le personnage idiot

Le XXe siècle ne veut plus du personnage psychologique, et cherche à réinventer la figure du héros.

Dans le Journal intime de Sally Mara, Raymond Queneau écrit le faux journal intime d’une jeune Irlandaise très naïve, et complètement idiote.

Le lecteur est obligé de se fier à la subjectivité de Sally car il n’y a pas d’autre narrateur que le personnage dans un journal intime.

Ici, le personnage devient plus que banal, il devient déficient. Cela pousse le lecteur à se questionner sur la validité du personnage, et sur la raison qui a poussé Queneau à utiliser un personnage idiot.

Cela permet de voir le monde à travers des yeux complètement différent, et donc une autre sorte de dépaysement que le merveilleux.

Conclusion de la dissertation

Résumé et réponse à la problématique :

Le roman permet de développer beaucoup de personnages différents.

Ceux qui sont extraordinaires permettent de se confronter à un monde nouveau, ou tout simplement de s’évader de son monde.

Certains personnages sont réalistes, et permettent d’étudier les différences et les nuances de la condition humaine.

Les personnages négatifs reviennent à une des fonctions des personnages extraordinaires : se confronter à autre chose que ce qu’on connaît. Sauf que ce n’est pas le monde de référence qui change, mais la vision du monde du personnage, qui est pervertie par la maladie ou sa méchanceté.

Ouverture :

Certaines représentations de personnages ont été jugées indécentes et condamnées par la justice, alors qu’ils ne sont que des êtres inventés. On pense par exemple à Mme Bovary, qui a été vue comme un personnage obscène qui encourage ses lecteurs (et surtout lectrices) à l’adultère. Il ne faut donc pas oublier de faire la différence entre les pensées et paroles du personnage, et celles de l’auteur.

NB : Dans votre dissertation le jour J, les intitulés des parties et des sous-parties ne doivent pas être apparents. Ils doivent être rédigés.

Pour aller plus loin :

♦ Méthode de la dissertation
♦ Choisir son plan de dissertation
♦ Plan dialectique : le pièges à déjouer

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Le roman est un genre littéraire caractérisé par une narration plus ou moins longue. Le roman fait place à l'imaginaire des personnages, de la situation ou de l'intrigue. Il est très vite écrit en prose, dès la fin du XIIe siècle se définit par sa destination à la lecture individuelle, Un bon roman est subjectif pour chacun, c'est pourquoi un bon roman implique de la part de ses lecteurs uneattention totale et une ouverture d'esprit particulière. La littérature est un art général qui consiste à écrire une histoire à propos d'un contenu plus ou moins sensible pour chacun. Personnellement un bon roman doit pouvoir me captiver du début jusqu'à la fin. C'est pourquoi on se demande qu'est ce qu'un bon roman. En première partie, nous étudierons le contenu général du roman, puis en secondepartie les différentes catégories de celui-ci.

Un bon roman doit être ,de mon point de vue, une lecture dont je suis passionnée. Que mon corps, ma tête et que le monde qui m'entoure n'existent plus . Seul le monde du roman vit en cet instant de lecture.
J'aime quand un roman ouvre à l'interprétation, c'est à dire que l'on puisse analyser les termes et que l'on puisse s'imaginer ce quel'on souhaite comme dans Germinal de Zola par exemple. Dans son roman, Zola raconte la misère des ouvriers dont l'un d'eux qui est Etienne Lantier, un ancien machineur. Ce dernier va crée une révolution en entrainant tous les ouvriers avec lui. Ce roman m'a à la fois révolté et émue. C'est ce que j'ai aimé dans Germinal car l'auteur a su mettre son lecteur dans des états d'esprits différents.La lecture du roman doit se faire de manière fluide et naturelle. C'est à dire que j'aime quand il est lisible et agréable. Lorsque j'aime vraiment un roman,il est dur pour moi de le quitter, par exemple le soir quand je tombe de sommeil. Un roman doit pouvoir me faire rêver avec une bonne histoire, originale si cela est possible. Ce que je sais de Vera Candida est un roman de Véronique Ovaldé. Ledébut de l'histoire, là ou tout commence et pour le lecteur ainsi que pour l'héroïne se trouve à Vatapuna, un lieu imaginaire. C'est grâce à ses termes exotiques et son excentricité que la romancière m'a fait rêver de ce monde sous toutes ces formes. Elle a su prendre des risques et a abordé le roman de plusieurs façon.
Le contenu est très important aussi. Si le sujet, le message que l'auteurveut faire passer m'intéresse et me sensibilise alors le contenu du roman me plait. Les contraintes linguistiques et le style de l'auteur doivent s'allier pour former une écriture originale. C'est pourquoi j'ai aimé le roman de Justine Lévy, Mauvaise Fille car je me retrouvais dans l'histoire de la jeune héroïne. Je me suis identifié à elle. Pas pour avoir connu cette situation personnellement maisparce que cela s'est passé dans mon entourage proche. Cette jeune femme enceinte qui sait que sa mère va décéder d'un cancer généralisé se détruit intérieurement malgré le petit être qui pousse dans son ventre. Au fil des pages, on s'attache à la future maman et à son histoire. Elle décrit sa peine, ses peurs, ses émotions et l'auteur parvient à faire ressentir à son lecteur la douleur de cettejeune femme.
La construction des personnages doit être complexe mais sans trop en faire non plus. J'apprécie quand les personnages ne sont pas décrits physiquement car j'aime créer leur propre style. Ils doivent être « palpables ». Il faut laisser place à l'imagination! La psychologie du personnages doit être attachante et originale avec un trait de caractère peu commun. Par exemple, dans Le BonGros Géant de Roald Dahl, le personnage principal est la géant. Celui-ci est très attachant tout au long du roman car c'est un personnage rempli de fantaisie et de bonté. Son point de vue sur le monde est contraste avec celui de la petite fille qu'il a capturé. Ces deux-ci savent trouvés un juste milieu entre les néologismes du géant et le point de vue de la petite fille. Dans ce roman, l'auteur...

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