Prends Loseille Et Tire Toi Critique Essay

Publiée le 01/07/2015

Escroc minable, Virgil enchaîne les passages en prisons et les coups foireux, régulièrement en cavale, il tente parfois d'échapper à sa condition notamment en se mariant, mais elle finit souvent par le rattraper. Après avoir mis en scène et réarrangé What's Up, Tiger Lily?, film d'espionnage japonais auquel il a notamment réécrit les dialogues, Woody Allen réalise en 1969 son premier vrai film, Take the money and run. Débute alors une très longue série de films où il se met en scène dans le rôle d'un petit chétif maladroit et trouillard qui va souvent se retrouver au milieu de diverses embrouilles. Ici c'est Virgil, on le découvre d'abord enfant où il est traine déjà dans la rue à la recherche de cambriolages plus ou moins prolifiques puis adulte, où il ne s'arrêtera pas et enchaînera donc les passages en prisons. Bien souvent, je n'ai aucun mal à adhérer aux films de Woody Allen lorsqu'il se met en scène dans la peau de ce genre de personnage et Take the money and run ne déroge aucunement à cette règle. La réussite vient bien évidemment de ce personnage et de l'humour, tout en restant dans un ton sérieux, Woody Allen enchaîne les situations jubilatoires et irrésistibles, oscillant entre farce et burlesque. À l'opposé de l'image du gangster, il place régulièrement Virgil en constant décalage avec les éléments qui l'entourent, et c'est un vrai régal ! Bien que ce soit parfois maladroit, c'est aussi ce qui donne un certain charme au film, typique de son époque de tournage et bien que ce côté-là ne soit pas encore vraiment abouti, il commence déjà à cacher ses obsessions et diverses thématiques personnelles derrière son humour. Woody Allen déborde d'idées, souvent ingénieuses, telle la façon de réaliser son film comme un sérieux documentaire, témoignage à l'appui (dont celui de ses parents qui n'ont accepté qu'à condition de porter des masques de Groucho Marx). Toujours avec une certaine cohérence, il enchaine les situations irrésistibles à l'image des évasions, passages dans la fanfare ou encore diverses rencontres. Bien rythmé, il ne nous laisse aucun répit, n'hésitant pas à aller loin sans aucune retenue et enchainant les gags à toute vitesse tout en détournant les aspects traditionnels du film de gangsters (crime, évasion, cavale, la romance du prisonnier etc). Il trouve toujours le ton juste, n'étant jamais lourd bien au contraire. Si What's Up, Tiger Lily? m'avait déçu, ce premier vrai film de Woody Allen permet à l'auteur de Annie Hall ou Match Point de pleinement prendre son envol et d'imposer sa marque de fabrique qui le suivra, souvent avec brio, durant plusieurs décennies.

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Synopsis et détails

Tout le monde a honte de Virgil, même Virgil. Et surtout ses parents qui, pour parler de lui devant les caméras de télévision, ont revêtu des masques de Groucho Marx. Escroc minable, Virgil tente d'échapper à sa condition en épousant Louise, la blanchisseuse amoureuse. Mais il passe son temps en cavale.

Titre original

Take the Money and Run

Distributeur Les Acacias

Voir les infos techniques

Année de production1969

Date de sortie DVD 07/05/2001

Date de sortie Blu-ray-

Date de sortie VOD-

Type de filmLong-métrage

Secrets de tournage 7 anecdotes

Budget1 500 000 $

Date de reprise 29/07/2009

LanguesAnglais

Format production -

CouleurCouleur et N&B

Format audio-

Format de projection-

N° de Visa40022

Secrets de tournage

Final cut

C'est Woody Allen qui, à l'origine, était en charge du montage de Prends l'oseille et tire-toi. Mais après plusieurs mois d'intense travail, le metteur en scène s'est retrouvé à couper de plus en plus. Au final, il ne lui restait plus grand chose de son film... Au vu de la situation, le directeur de production a fait appel à Ralph Rosenblum, un monteur professionnel. Son oeil neuf sur le projet a permis à Woody Allen de prendre du recul et, ensem... Lire plus

L'échec du noir et blanc

Woody Allen aurait aimé tourner son film en noir et blanc afin qu'il ressemble davantage à un vrai faux documentaire. Il a d'ailleurs fait part de son désir aux producteurs, mais sans grand succès, puisque ces derniers ont catégoriquement refusé.

Souvenir, souvenir

On aurait pu croire que pour son tout premier jour de tournage, Woody Allen s'inquiète un peu. Or, le réalisateur est arrivé très détendu, voire même très excité par cette toute nouvelle expérience. A tel point, que le matin même, Woody Allen, en se rasant, s'est coupé le nez ! Une blessure qui ne passe pas inaperçue à l'écran...

7 Secrets de tournage

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